Genes’Ink et le CEA créent un laboratoire commun pour l’électronique imprimée
Ce laboratoire commun a notamment pour objectif le développement de nouvelles technologies dans le domaine des matériaux conducteurs et semi-conducteurs.

Genes’Ink, start-up spécialisée dans les encres pour l’électronique imprimée, et le CEA ont signé un accord d’une durée de 3 ans, renouvelable, pour la création d’un laboratoire commun de recherche en électronique imprimée.

Cette structure commune associe le Licsen (Laboratoire d'innovation en chimie des surfaces et des nanosciences) de l'UMR (Unité mixte de recherche) Nimbe (Nanosciences et innovation pour les matériaux, la biomédecine et l'énergie) du CEA, d’une part, et Genes’Ink, d’autre part.

Elle a notamment pour objectif le développement de nouvelles technologies dans le domaine des matériaux conducteurs et semi-conducteurs. Le LICSeN apporte son savoir en chimie des surfaces et des interfaces.

Concrétiser les recherches

Ce laboratoire commun sera sous la responsabilité de Corinne Versini, directrice générale de Genes’Ink. Cet accord s’inscrit dans la lignée du projet Prime, un programme de l'ANR (Agence nationale de la recherche) dans lequel le CEA et Genes’Ink sont partenaires.

«Ce partenariat permettra au Licsen de concrétiser, une fois de plus, ses travaux par des réalisations utiles et valorisables, et de s'enrichir de nouvelles problématiques scientifiques et techniques au contact de Genes'Ink », estime Serge Palacin, directeur de l'UMR Nimbe.

Le Licsen associe une trentaine de chimistes et physiciens (14 permanents) spécialisés notamment dans la fonctionnalisation chimique de surfaces et de nanomatériaux de façon à conférer à ceux-ci des caractéristiques intéressant les domaines de l'énergie (batteries, piles à combustible, photovoltaïque), de l'électronique (organique, RF et flexible), de l'environnement (procédés de dépollution) et des biotechnologies (biocapteurs, implants).

Fondé en octobre 2010 par Corinne Versini, chimiste de formation qui a travaillé chez IBM, puis chez STMicroelectronics en tant que directrice des achats, Genes’Ink a développé une technologie de rupture pour la conception et la fabrication d'encres permettant de réaliser des dépôts très fins via divers procédés d'impression (jet d’encre, sérigraphie, roll-to-roll…). Genes’Ink fabrique des encres conductrices, semi-conductrices et fluorescentes.